Présentation détaillée
dernière édition il y a
3 ans par
talanconnais
La nécessité de changements institutionnels profonds se fait chaque jour de plus en plus évidente, non seulement à gauche, mais aussi dans des franges de plus en plus larges de l’échiquier politique. Longtemps considérées comme des débats techniques éloignés des urgences sociales, ces questions sont en passe de devenir une vraie revendication citoyenne, qui ne fait pas à elle seule un programme politique, mais qu’il sera nécessaire d’inclure dans un projet plus global.
Ces changements impliquent-il de changer de République ? Cette question peut paraître formelle, ou à l’inverse cruciale, et nous en débattrons. Plus important, c’est le contenu des changements qui devra être clarifié. Si certains consensus se dégagent désormais assez facilement, comme la nécessité d’une revalorisation du rôle du Parlement, ou la suppression du cumul des mandats (bien que cette question se heurte encore à l’inertie de nombreux élus), d’autres questions font débat, notamment sur la nature du régime à mettre en œuvre, (parlementaire comme dans de nombreuses démocraties européennes, ou présidentiel d’inspiration états-unienne), le mode d’élection du Président de la République, le mode de scrutin, le rôle (voire l’existence) du Sénat etc. C’est parfois même la mise en œuvre effective de ces réformes qui intrigue : comment aller à la présidentielle avec un projet qui minimiserait le rôle du président ? Ce qu’il est important de savoir, c’est que sur ces points, différentes propositions concrètes existent à gauche notamment, chacune avec leur logique et leur cohérence, et peuvent être débattues.
Dans un second temps de l’atelier, nous aborderons aussi les perspectives institutionnelles européennes, suite au résultat du 29 mai.
Nous tenterons de dégager des lignes de forces et des points de convergences ou de dissensus constructifs. Cet atelier se veut une contribution à ce que le débat sur les questions institutionnelles soit amorcé sur le fond, et pas vampirisé par des postures personnelles. Alors que le président de l’UMP confie prévoir de lancer ses propres propositions institutionnelles au cours du premier semestre de l’année 2006, il importe que la gauche puisse s’appuyer sur des débats constructifs pour faire face.
Plus important, c’est le contenu des changements --talanconnais,
Thu, 20 Oct 2005 11:11:24 +0200 reply
Bonjour,
Je voudrais soulever un point qui me semble aussi important que le contenu des changements.
Une constitution est censée refléter l'âme d'un peuple.
Les valeurs qui font consensus et qui unissent ce peuple et non un projet politique au sens partisan.
Une constitution n'est ni de droite, ni de gauche, elle appartient au peuple et ce qui rend la Constitution de 1958 caducque, c'est qu'elle a été accaparée par une caste, en excluant de fait, de plus en plus de citoyens.
Il ne faut pas compter sur la classe politique pour obtenir un changement, mais s'appuyer sur une volonté citoyenne et populaire.
Pour cela faire prendre conscience aux citoyens de leur pouvoir dans une action tenace et dans la continuité et non dans des manifestations sans lendemeins.
Il est urgent de leur permettre de s'exprimer et de débattre sur les sujets de société qui les concernes et dont ils supportent les effets au quotidien.
Leur faire redécouvrir que l'État n'est pas un lointain personnage tantôt Père Noël tantôt Père Fouettard, mais que cet État est la concrétisation de leur volonté collective.
Un exécuteur de cette volonté même si cela n'est plus devenu le cas et si cette dérive a entraîné une coupure forte entre le peuple et ses élus.
Ouvrons largement ce débat et dans ce débat faisons tomber les tabous qui nous paralysent : L'argent pour la droite, la solidarité et donc la participation de tous selon ses moyens pour la gauche.
Une seule règle : le respect de l'autre quel qu'il soit.